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Le bunker du surfer

Le bunker du surfer

La grotte I | Projet théorique 2016


Le bunker du surfer est une maison-refuge sur la côte bretonne, un abri semi-enterré où se protéger des rigueurs océanes. Son écriture renvoie autant à l’architecture militaire des blockhaus_ vigies de béton scrutant l‘horizon_ qu’au vocabulaire formel de la caverne ou du terrier. En effet, en s’installant perpendiculairement au rivage, le projet vient s’enfoncer dans le sable, comme pour se nicher dans la dune. Cette implantation lui confère un impact visuel minimal depuis le large, en adéquation avec l’expression d’humilité recherchée.
Minuscule et dérisoire dans la vastitude de la côte sauvage, le projet est pensé comme un contrepoint à cette immensité, une machine à décomposer le paysage pour canaliser les sensations que celui-ci peut procurer.
Le Bunker du Surfer fait perdre à qui le parcoure la simultanéité du contact avec les éléments paysagers environnants - sable, ciel, vent, océan et horizon - pour offrir à les redécouvrir isolément, presque intimement.
 
 
1

Accès : entrer, puis rencontrer la matière

2

Rangements extérieurs : s’enfoncer dans la grotte, guidé par une faille de lumière

3

Patio : retrouver le ciel

4

Salle de bains : regarder les oeillats danser dans le vent, sous la pluie de la douche

5

Chambre : observer le fracas des vagues, la plage comme une couverture

6

Cuisine/séjour : investir la transition, entre ombre et lumière

7

Salon : se blottir au fond de la tanière

8

« Piscine » de sable : laisser filer son regard le long d’un fleuve minéral

9

Terrasse belvédère : embrasser l’horizon


C’est une maison qui prive les sens pour mieux les satisfaire ensuite ; un refuge qui malmène parfois ses habitants pour mieux les confronter à leurs sensations ; un cadre un peu rude à des retraites en pleine nature, loin du confort aseptisé de la vie urbaine et du risque de déconnexion du citadin avec son corps.
Le projet cherche à susciter chez ses habitants une large palette d’émotions spatiales en l’exposant à des ambiances extrêmement différenciées et complémentaires. Il compose une partition d’atmosphères jouant d’ombre et de lumière, de compressions et dilatations, et posant les rares cadrages sur l’extérieur comme des silences.